Huit réseaux criminels spécialisés dans l’émigration clandestine ont été démantelés à Oran en 2017. Du matériel de fabrication d’embarcations de fortune a été également saisi par les forces de police. Les chiffres présentés par la sûreté de wilaya confirment l’existence de véritables « commerçants de la mort » ayant contribué à augmenter le nombre de tentatives de harga.

L’information a été révélée par le chef de sûreté de wilaya d’Oran, le contrôleur de police, Nouasri Salah qui a communiqué, lors d’une conférence de presse, le bilan de l’inspection régionale.

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Le responsable n’a pas manqué de souligner les proportions alarmantes prises par ce phénomène ces derniers mois. Il a également souligné le fait que des familles entières tentent la traversée avec tout ce que cela comporte comme risques. « Nombreuses sont les tentatives qui se sont soldées par des noyades », a-t-il déploré.

M. Nouasri a, en outre, fait savoir qu’une commission se réunit quotidiennement au niveau de la wilaya pour faire le point. La sûreté de wilaya d’Oran est mobilisée en permanence afin de localiser d’éventuels ateliers de fabrication d’embarcations et arrêter des passeurs, a-t-il encore ajouté.

Il semblerait que l’hypothèse selon laquelle des organisations criminelles ont récupéré ce filon très lucratif d’émigration clandestine se confirme. Mis janvier, les services de la gendarmerie nationale d’Annaba ont pu démanteler un réseau ayant installé un atelier de fabrication de barques dans la forêt de Sidi Akacha. Deux embarcations ainsi que du matériel servant à leur confection comprenant notamment des madriers, de la colle, des clous, de la peinture et des gabarits ont été saisis.

Cela confirme aussi les hypothèses émises par la presse italienne et espagnole et selon lesquelles la recrudescence des tentatives de harga ces derniers mois serait due à l’apparition de réseaux spécialisée.