Le Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) a claqué, aujourd’hui, la porte d’une réunion avec la tutelle. L’échec de la réunion de ce mardi serait dû à l’absence du ministre, mais aussi à plusieurs autres raisons liées au contenu des discussions. De leur coté, les représentants de la tutelle ont parlé d’une réunion qui s’est déroulée dans le calme des propositions auraient même été retenues.

Dans un communiqué, le collectif n’a pas retenu sa colère et son agacement d’avoir constaté l’absence du ministre de la Santé Mokhtar Hasbellaoui de la réunion de ce mardi. Le CAMRA a déploré le fait que ce dernier ait pris l’avion pour faire un déplacement à l’étranger alors que son secteur vit une crise sans précédent.

Le collectif déplore le fait de se « retrouver à la table des négociations avec un Comité de Reflexion vraisemblablement sans aucun pouvoir décisionnel ». Le CAMRA dénonce également la stratégie adoptée par les pouvoirs publics dans l’organisation de ces rencontres. Au lieu d’organiser des rencontres sur trois jours consécutifs comme convenu au départ, les autorités ont décidé de les étendre dans la durée, « ce qui se répercute malheureusement sur le malade en premier », a-t-il été souligné.

Pour ce qui est du contenu des discussions, le CAMRA reproche aux représentants de la tutelle de camper sur leurs positions. « Aucune contre-proposition n’a été émise ». Selon toute vraisemblance, la situation se dirige vers un blocage total. Selon des sources concordantes, les médecins résidents auraient menacé de ne plus assurer le service minimum en réaction aux manœuvres dissuasives de la tutelle.

De leur côté, les représentants du ministère de la Santé ont livré une tout autre version. Selon eux, les négociations se sont déroulées dans l’ « apaisement ». Des propositions auraient même été formulées augurant des assises fructueuses pour la réunion qui doit se tenir jeudi.