L’initiative lancée par le député du Front de libération national (FLN), Baha Eddine Tliba, consistant en la mise sur pieds d’une coordination de soutien d’un cinquième mandat du Président Abdelaziz Bouteflika ne semble pas, à priori, faire l’unanimité.

Du moins pour l’instant. Après avoir rendu public, hier, dans un entretien qu’il a accordé au site «TSA Algérie», la liste de ses «fondateurs», dont les anciens Premier ministres, Abdelmalek Sellal et Abdelaziz Belkhadem, ainsi que Amar Saidani et Hamid Grine, pour ne citer que ceux-là, des voix se sont élevés pour apporter un démentit formel.

A cet effet, celui qui fut également ancien secrétaire général du FLN, Belkhadem, a affirmé aujourd’hui sur les colonnes du quotidien «El Khabar» qu’il n’a jamais été mis au courant de cette initiative et qu’il n’a rencontré personne à son sujet.

L’actuel SG de ce même parti, Djamel Ould Abbes, a déclaré quant à lui que le FLN n’a mandaté qui que ce soit pour lancer cette coordination, allusion faite bien évidemment à son député Tliba. Ould Abbes avait indiqué, il y a trois jours, qu’il était encore tôt pour se prononcer sur un cinquième mandat de Bouteflika.

Les mêmes propos ont été tenus par Amara Benyounes, du MPA (mouvement populaire algérien) qui, pourtant, n’a jamais renoncé à son soutien au Chef de l’Etat. S’agit-il donc d’un «acte isolé» ? En tous cas, Tliba affirme que certaines personnalités ne veulent pas s’afficher publiquement. D’où leur mea-culpa, d’après lui. Celui-ci donne l’air de vouloir, à tous prix, apparaitre comme étant le premier qui a appelé à un cinquième mandat de Bouteflika. Une course pour l’allégeance qui apparemment n’a pas drainée beaucoup de lièvres pour l’instant.

Elyas Nour