Répondant aux questions des députés, le Premier ministre Ahmed Ouyahia a avoué que l’État trouve actuellement d’énormes difficultés à prendre en charge les écoles primaires. Leur nombre très important et la régression des ressources financières en sont, selon lui, la cause.

Prenant la parole pour répondre à une question orale portant sur la condition des écoles primaires ce jeudi, le Premier ministre Ahmed Ouyahia a avoué que «La situation financière du pays ne permet plus de prendre en charge les écoles primaires ».

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Selon M. Ouyahia, les 18 799 écoles primaires reparties à travers le territoire national devront, à l’avenir, compter sur les élus locaux et les ressources générées par les collectivités locales. « Aujourd’hui c’est aux élus locaux de chercher les moyens financiers pour une meilleure gestion de ces établissements. Un nouveau décret donnant plus de prérogatives aux présidents d’APC et aux directeurs d’écoles a été validé afin de permettre une meilleure prise en charge de ces établissements».

Après avoir lâché cette bombe, le Premier ministre a tenté de tempérer ses propos en faisant savoir que « l’État est toujours soucieux de garantir les  meilleures conditions de scolarisation aux élèves, en dépit de la crise financière ». Selon lui, 15 000 cantines scolaires ont été ouvertes à l’échelle nationale. Les collectivités locales dépensent 30% des fonds des caisses de solidarité pour équiper les écoles de chauffages et de climatiseurs », a-t-il ajouté.