An 737 800 Boeing plane of the Air Algerie company takes off, on October 11, 2014 at the Lille-Lesquin airport, northern France. AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN (Photo credit should read PHILIPPE HUGUEN/AFP/Getty Images)

La justice canadienne a prononcé, avant-hier, un verdict en faveur d’Air Algérie, dans le procès qui l’a opposé à 160 passagers. Ces derniers avaient déposés, en 2009, une plainte contre la compagnie nationale après que son appareil a enregistré un retard, sur le décollage, d’Alger vers Montréal, de …15 heures, indique le site «visa-Algérie».

Le vol en question était programmé le 13 octobre 2009 à 14h45. En raison d’une «panne technique», l’avion a décollé finalement le lendemain à 5h du matin. Entre temps, les passagers ont été déplacés vers un hôtel pour passer la nuit. Aussitôt arrivés à Montréal, les 160 passagers ont déposés un recours collectifs pour réclamer «le remboursement des dépenses engendrés par le retard et la perte de salaire pour ceux qui se sont absentés de leur travail ainsi que 2000 dollar pour dommages et atteintes à leur dignité».

Advertisement

La compagnie nationale risquait de payer au moins un demi-million de dollar. Les avocats d’Air Algérie ont réussi, d’amblé, à «éliminer» 80 passagers non résidents au Canada. Si indemnisation il y a, seuls les 80 restants pouvaient en bénéficier. Finalement, la compagnie aérienne a pu convaincre la juge en charge du dossier, Eva Petras, que c’était «un cas de force majeure» puisqu’Air Algérie ne pouvait «prévoir» la panne, d’autant plus que toutes les mesures habituelles de sécurité ont été prise. De plus, la compagnie était dans l’impossibilité de changer d’appareil, faute de disponibilité (seuls ses Airbus A330-220 sont autorisés par le Canada à effectuer la liaison Alger –Montréal).

En somme, la juge canadienne a estimé qu’Air Algérie n’était pas «responsable» de ce retard de 15 heures, et par conséquent, les plaignants ne pouvaient ouvrir droit à des dédommagements.

Elyas Nour