Les communes, notamment celles de la capitale, sont appelées à revoir leurs tarifs de location de leurs biens immobiliers. Ahmed Bouahmed, le directeur de l'administration locale au niveau du ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales, a déclaré, aujourd’hui, sur la chaine de télévision «Ennahar», que les prix pratiqués par les municipalités doivent se mettre au diapason de l’évolution du marché national.

Il dira, à ce propos, que certaines communes louent encore des appartements ou commerces contre 300 dinars par mois.

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Ce qui est extrêmement loin de la réalité du terrain. A cet effet, ce responsable a révélé que le département de l’Intérieur va s’appuyer sur les OPGI (Office de promotion et de gestion immobilière) pour fixer les nouveaux tarifs. L’objectif étant que les APC puissent augmenter leurs ressources financières en valorisant au mieux leurs patrimoines.

Le ministre de l’Intérieur Nouredine Bedoui avait fait, la semaine passée, la même déclaration en affirmant que les APC doivent désormais fixer des tarifs de location en adéquation avec ceux du marché. Ce n’est pas seulement les communes qui pratiquent des prix très bas. La wilaya d’Alger, par exemple, loue les garages situés sous les arcades de la pêcherie au prix de 50 dinars le mètre carré par trimestre, sous prétextes que les contrats ont été signés au lendemain de l’indépendance.

Un local de 100 mètres carrés couterait à son locataire 5000 dinars, ce qui est dérisoire. Les autorités voudraient apparemment revoir cette politique en optant désormais pour les prix du marché.

Elyas Nour