C’est une affaire qui avait défrayé la chronique en Algérie. Quatre personnes présumées coupables sont impliquées dans l’enlèvement du bébé Leith Kaoua de la maternité du CHU de Constantine en mai 2014. Un kidnapping qui avait été bien planifié et prémédité, selon les services de la police à l’époque.

Quinze jours d’intenses recherches avaient suivi le drame. Finalement : le bébé a été retrouvé sain et sauf chez une femme à Tamalous dans la wilaya de Skikda. Zina.B, la femme en question, avait été arrêtée en compagnie de son mari, Saïd.N. D’autres personnes ont également été arrêtées pour complicité.

Fait marquant de ce procès : l’absence de Zina.B, morte durant son incarcération au début de l’année dernière.

Hier jeudi, dans une salle archicomble, le procès des 14 accusés, s’était ouvert, au tribunal criminel de Constantine, où une foule nombreuse était venue le suivre de près. Le verdict est tombé très tard dans la nuit : emprisonnement à perpétuité pour les trois des quatres principaux accusés : le mari de la femme, un intermédiaire et un agent de sécurité, la sage-femme ayant été innocentée!
« Nous espérons que justice sera faite jusqu’au bout, qu’on nous rende nos droits ainsi que ceux de tout le peuple algérien, ce n’est pas seulement mon fils, c’est l’enfant de tous les algériens », confie le papa du bébé Leith Kaoua à Echorouk News. « Pour ne pas que ces actes criminels se répètent, il faut que les auteurs soient punis. Il y’a plusieurs autres cas, comme celui de Nihel à Tizi Ouzou, ou encore l’affaire du petit Amine de Mila », a-t-il ajouté. « Il faut absolument mettre fin au kidnapping en Algérie. Cette affaire nous a beaucoup fatigué, mon épouse et moi-même, je ne le souhaite à personne. Je crois beaucoup aux efforts de la justice algérienne ». a-t-il conclu.

Les accusés sont poursuivis pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux, enlèvement d’un mineur, possession d’arme blanche, corruption et complicité. Les témoins appelés à la barre ont tous confirmé que cet enlèvement n’aurait pu avoir lieu sans une complicité de l’intérieur de la maternité, surtout que l’acte avait été commis durant la nuit.