La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune a dévoilé le contenu de son initiative politique ce mercredi. En clair, il s’agit d’une pétition que le parti ambitionne de faire signer par les Algérien. La patronne du PT a martelé avec force que la démarche vise à sauvegarder la pérennité de l’Etat Algérien qui sera confronté un défi décisif en 2018.

« La pérennité de l’Etat est menacée » a affirmé Louisa Hanoune qui ne compte pas rester les bras croisés alors que « la pérennité de l’Etat est en jeu ». « Faute de solution, la conjoncture politiques et sociales actuelle risque de mettre en péril la sécurité nationale et la paix chèrement recouvrée ».

Advertisement

Dans cette pétition, un appel a été lancé en direction du président de la République. Louisa Hanoune lui demande d’agir rapidement rapidement pour désamorcer la situation actuelle notamment à travers « la libération de la justice pour faire cesser la prédation des fonds et biens publics et lutter contre la corruption ». Le parti prône également, l’« assainissement du secteur économique, l’imposition d’un contrôle rigoureux sur sa gestion, la préservation de la propriété collective de la Nation par l’interdiction de toute forme de privatisation, l’institution d’un impôt sur la fortune, la levée de toutes les restrictions sur les libertés et enfin, la libération des médias de toute forme de harcèlement.»

Pour Mme Hanoune, la situation actuelle est due à une crise politique profonde. Dire que c’est les caprices des marchés pétroliers qui en sont la cause est une aberration selon elle. Les solution proposées par le gouvernement sont donc ans effet. Pis encore, le fait de songer à une suppressions des subventions est inacceptable, puisque cela peut conduire le pays vers l'inconnu. « Le projet provocateur du gouvernement visant à lever les subventions sociales de l’Etat, déjà réduites à chaque loi de finances depuis 2015, risque de provoquer un affaissement social mortel et une réaction imprévisible de larges couches de la population. En réalité, il s’agit de la liquidation de la nature sociale de l’Etat », estime-t-elle.