La consommation des carburants a légèrement baissé en 2017 en Algérie, passant de 14,94 millions de tonnes en 2016 à 14,68, a indiqué l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH). Cette dernière ne s’est pas exprimée sur le rapport entre cette baisse et la hausse des prix des carburants durant la même année, la deuxième en l’espace de deux ans.

Les prix à la pompe étaient passés en 2017 à 32,69 DA/litre pour l’essence normale, 35,72 DA/litre pour le super, 35,33 DA/litre pour le sans plomb et 20,42 DA/litre pour le gas-oil. Pour 2018, le gouvernement a mis en application une autre hausse. A cet effet, l’essence normal coute désormais 38,95 DA/litre, le super à 41,97 Da/litre, le sans plomb à 41,62 DA/litre, le gas-oil 23,06 DA/litre.

Le prix du GPL est resté inchangé (9 DA/litre). Toutefois, selon les détails fournis par l’ARH, si la consommation globale a reculé, celles de l’essence normale et du sans plomb a augmenté passant de 1,16 millions de tonnes en 2016 à 1,18 en 2017 pour l’essence normal et de 1,36 millions de tonnes à 1,43 durant la même période pour le sans plomb.

En somme, si la consommation globale a reculée c’est parce que celle des carburants les plus utilisés, le gas-oil et le Super, ont chutées. Ainsi, le gas-oil a baissé de 10,32 millions de tonnes en 2016 à 10,08 en 2017 et le super a connu la même tendance s’établissant à 1,53 millions de tonnes en 2017 (1,75 en 2016).

Il faut rappeler, en dernier lieu, que l’Algérie a importé l’année passée en carburants l’équivalent de 1,6 milliards de dollars (près de 3 millions de tonnes). Il s’agit principalement du gas-oil. Le pays envisage de réduire cette facture à zéro d’ici quelques années en investissant d’avantage dans le raffinage.

Elyas Nou