L’Algérie accuse un retard de plus en plus important et  est appelée à dépasser la phase expérimentale pour s’engager véritablement dans le développement des énergies nouvelles et renouvelables (EnR),

C’est ce qu’a indiqué mardi à Alger, la directrice de recherche auprès du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), Nachida Kasbadji Marzouk. Selon elle, qui intervenait lors d’une conférence sur la situation actuelle du marché national et les perspectives d’évolution des énergies renouvelables en Algérie, organisée dans le cadre du Salon de l’électricité et des énergies renouvelables, l’Algérie accuse un énorme retard dans le domaine des EnR, et ce, en dépit du lancement d’un programme dédié à leur développement.

Un programme qui ne démarre pas

L’Algérie est classée aujourd’hui à la 18ème place à l’échelle africaine en matière de capacités installées, a fait savoir la même responsable.
Selon la conférencière, le pays a mis en place une panoplie de lois et textes réglementaires devant régir ce secteur, sans pour autant arriver à avancer dans ce domaine. Ainsi, pour rattraper le retard accusé, l’Algérie est appelée à dépasser la phase expérimentale et s’engager véritablement dans le développement des EnR, a-t-elle recommandé. Il est également question, selon elle, d’impliquer les secteurs de l’industrie, des transports et de l’habitat dans la promotion de ces énergies vertes, et ce, en lançant des investissements devant tenir compte cet aspect.

 

Les banques à la rescousse

De l’avis de Mme Kasbadji Marzouk, les banques devraient pour leur part encourager l’investissement dans ce domaine, en accordant des prêts et des avantages particuliers. Pour booster le développement des EnR et mettre sur pied une véritable industrie nationale en la matière, il est aussi recommandé d’encourager la création de petites et moyennes entreprises devant accompagner les investissements consistants lancés dans ce domaine.
Il faut dès maintenant penser à la maintenance des installations réalisées, d’où l’impératif d’encourager la sous-trairance dans ce domaine, a- t-elle souligné. Pour cette responsable, le respect des échéanciers fixés, au titre des programmes lancés et l’instauration d’une stabilité institutionnelle sont également de mise.

Abordant le programme relatif à la promotion de l’efficacité énergétique, Mme Kasbadji Marzouk a tenu à souligner qu’il avance très lentement par rapport à celui dédié au développement des Energies Renouvelables.
De ce fait, l’Etat, selon elle, devrait mettre en place des mesures devant obliger les citoyens à installer, à titre d’exemple, un chauffe- eau solaire dans chaque nouvelle construction. Il faut sensibiliser la population à réduire la consommation d’énergie à travers l’introduction des énergies renouvelables dans leur vie quotidienne, a-t-elle, à ce titre suggéré.

 Rédaction AF