Le Haut conseil islamique (HCI) a réagi à l’information disant, en somme, que l’instance religieuse a déclaré illicite (haram), le recours à la grève pour faire valoir ses droits comme. Dans un communiqué publié ce mardi, le HCI dément ce qui a été colporté.

«Le HCI informe l'opinion publique qu'il n'a jamais émis une telle fatwa au sujet des grèves ». La plus haute instance religieuse du pays a également précisé que « les avis religieux ne sont émis qu'à la suite de la réunion de ses membres dans une session ordinaire ou extraordinaire».

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À titre d’information, il a été souligné dans ce communiqué publié ce mardi par l’APS, que toutes les fatwas émises par l’instance sont mises en ligne sur le site internet du HCI.

Après la propagation de cette rumeur, une véritable polémique est née sur les réseaux sociaux et dans les médias. Les Algériens se sont interrogés sur cette tendance du pouvoir à appeler le religieux à la rescousse à chaque fois qu’il fait face à des difficultés avec la population.

Le président du HCI M. Bouabdellah Ghlamallah est d’ailleurs, intervenu dans la presse pour fournir des explications à ce sujet. Dans un entretien accordé au quotidien El Watan le 19 février dernier, il a assuré qu’il n’a « jamais dit que la grève était haram ».

« Je n’ai pas cette prétention de faire une telle fatwa. J’ai exprimé mon avis en disant que la grève peut être légitime ou exagérée », a-t-il dit, ajoutant que la grève est « légitime lorsqu’elle est faite pour revendiquer un droit acquis, mais dont on ne dispose pas et qu’elle devient exagérée lorsqu’elle est menée pour réclamer un droit qui n’est pas consacré, et surtout lorsque la justice la déclare illégale ».