Les autorités algériennes se sont refusé jusque-là à opter pour l’emprunt extérieur pour réduire le déficit du trésor. A cet effet, décision à été prise de recourir cette année au financement non conventuel, en d’autres termes, la planche à billet.

Néanmoins, pour 2019, le gouvernement semble réfléchir à s’endetter auprès des pays étrangers. «Le gouvernement ne s’attendait pas à avoir besoin d’emprunter de l’argent cette année, bien que l’emprunt ne puisse pas être exclu l’année prochaine», a déclaré, aujourd’hui, le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia, face à des journalistes en marge d’une réunion des ministres arabes des finances et du Fonds monétaire international qui se tient à Dubaï, aux Emirats arabes unis.

Par ailleurs, celui-ci a confirmé, pour la même occasion, la volonté du gouvernement de «réformer le système des subventions d’ici trois ou quatre ans». En 2019, par exemple, il y aura une autre hausse des prix des carburants. Par contre, en 2020, c’est d’autres subventions qui seront levées. Le ministre n’a pas donné d’indications quant à la nature des produits qui seront touchés. En tous cas, il est clair aujourd’hui que les autorités sont décidées à aller progressivement vers la levée des aides indirectes aux ménages. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, avait affirmé déjà auparavant que le pays aller se diriger dans un proche avenir vers un système des subventions ciblées.

Une commission a même été installée pour mettre sur pieds un fichier national des potentiels bénéficiaires de ces aides directes.

Elyas Nour

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