Les autorités algériennes envisageraient-elles, dans un proche venir, de procéder à une importante dévaluation du dinar ? Au vu de la multiplication des déclarations du ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, à ce sujet, il est clair que cette option est plus que d’actualité.

Après avoir confirmé que les mesures prises en début de l’année relatives à l’interdiction d’importation de 851 produits économiseront au pays près de 1,5 milliards de dollars seulement, celui-ci a tenté d’expliquer les raisons qui font que toutes ces décisions ne sont pas d’une grande incidence sur le flux des importations.

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D’après le ministre, la première raison est le «système de subventions indirectes et involontaires des importations». «L’Etat est en train de subventionner les importations dans le sens où les importateurs obtiennent, auprès des banques, des devises contre dinars à un prix qui n’est pas réel, c’est-à-dire ne reflétant pas la réelle parité entre le dinar et la devise», a-t-il déclaré.

Donc, pour Benmeradi, il faudrait que le cours officiel du dinar s’approche de sa valeur du marché parallèle. Bien évidemment, il est sans dire que cela provoquerais la hausse des produits importés ou de ceux fabriqués localement mais à partir d’une matière première importée. C’est la deuxième fois en l’espace de deux semaines que le ministre du Commerce évoque la nécessité de revoir à la baisse de la valeur du dinar.

Pour rappel, la semaine passée, la valeur du dollar a été fixé, par la Banque d’Algérie, à 111,61 DA à l`achat et à 118,42 DA à la vente. Celle de l’euro a été par contre de 139,27 DA à l’achat et de 147,79 DA à la vente. Il y a une année, ce dernier était de 115,42 DA à l`achat et de 122,51 DA à la vente. Pour dire que les autorités financières du pays procèdent d’une manière graduelle à la dévaluation du dinar. Au marché parallèle, un euro coute près de 205 dinars.

Elyas Nour