L’affaire des échauffourées qui ont éclaté, à la fin du mois de janvier, entre des Algériens et des étrangers

venus de plusieurs pays africains, dans un chantier à Bouinan, dans la wilaya de Blida, est passée jeudi devant le juge du tribunal de Boufarik (Blida).

Les Algériens ont été relaxés, alors que les «Africains» (le terme ayant été utilisé par le juge lui-même pour désigner les personnes venues de pays subsahariens principalement) ont été condamnés à six mois de prison avec sursis, a indiqué sur sa page «facebook» l’avocat et militant des droits de l’homme, Salah Dabouz.

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Or, selon ce dernier, ces «africains» n’étaient pas représentés par un avocat et n’avaient pas bénéficié des services d’un traducteur. Ils ne comprenaient pas ce qui se disait sur place et n’avait aucun aperçu de leur procès. «Le procès se déroule sans que ceux désignés comme Africains comprennent ce qui est dit à leur sujet et sans bénéficier des services d’un avocat», a indiqué Salah Dabouz, avant d’affirmer que «deux des Algériens ont été relaxé alors que les Africains sont condamné à 6 mois de prison avec sursis».

Il faut rappeler que ces échauffourées avaient fait plusieurs blessés dont certains avaient été gardés en observation au niveau du CHU Frantz-Fanon jusqu’au lendemain. Des rixes éclatent périodiquement entre Algériens et migrants des autres pays africains.

Elyas Nour