Scène d'interpellation à Marseille/ Ph La Provence

Un autre algérien originaire de la wilaya de Khenchela a été assassiné à Marseille. Ce dernier a reçu plusieurs balles avant que sa dépouille ne soit brûlée. Ce crime odieux porte le nombre de victimes à huit ces derniers mois. Six d’entre elles sont issues de la même région en Algérie.

Un jeune Algérien de 26 ans a été sauvagement assassiné à Marseille le 24 janvier les auteurs ont d’abord tiré sur lui avant d’asperger le corps sans vie d’essence pour y mettre le feu.

L’identité des tueurs demeure toujours inconnue. La victime s’appelle Mounir Akrous. Il est originaire de la wilaya Khenchela. Ses parents vivent depuis des années à Béjaïa. La victime a quitté l’Algérie après avoir obtenu une bourse pour continuer ses études en France.

Ce qui est intrigant dans cette affaire, c’est le fait que les huit victimes sont toutes originaires de Khenchela. La presse française pense que ces assassinats ont un lien avec le trafic de drogue qui ravage ces cités se trouvant au nord de Marseille.

Les deux familles qui se disputent le territoire Est de la cité phocéenne sont toutes les deux originaires de Khenchela. Les Clans Tir et celui de Ramdania se disputent une plaque tournante de la drogue générant plus de 50 000 euros par jour. Leur guerre impitoyable a fauché 89 vies depuis 2010.

Dans une intervention récente, le sociologue algérien Nacer Djabi a évoqué une « omerta ». Selon lui, la nature des crimes, la sauvagerie de l’acte, les mise en scènes (mutilation de corps), les armes utilisées ainsi que le silence inquiétant qui entoure ces tueries, laisse à penser qu’il s’agit d’une guerre qui se livre entre clans mafieux.

« Serait-ce une guerre entres des mafias algériennes qui a actuellement lieu en France. Tout porte à le croire », a-t-il écrit, soulignant que même les familles des victimes refusent de parler comme c’est toujours le cas dans les règlements de compte entre mafias rivales.