D’anciens responsables de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) viennent de lancer un mouvement de redressement contre l’actuel secrétariat national.

Appelée la «Commission nationale pour le redressement de la trajectoire syndicale», le premier communiqué de ce mouvement a été signé par le sénateur (tiers présidentiel), Mohamed Tayeb Hamarnia.

Ancien député du RND, celui-ci fut membre du secrétariat national, chargé de l’organique, et responsable de l’union de la wilaya d’Annaba, avant qu’il ne soit démis de ses fonctions par le secrétaire général, Abdelmadjid Sidi Saïd, le 10 septembre dernier. Hamarnia avait signé, quelques semaines auparavant, une pétition pour dénoncer «le soutien de Sidi Saïd au patron du FCE».

L’ancien syndicaliste, Aissa Menadi, est cité également comme étant membre de cette commission, indique le quotidien arabophone «El Khabar». Hamarnia reproche, en somme, à Sidi Saïd, une gestion «unilatérale» des affaires de la Centrale syndicale. De plus, d’après lui, le secrétaire général est derrière le recul de la représentativité de l’UGTA au sein des travailleurs puisque, ajoute-t-on de même source, beaucoup de syndicalistes ont «préférés créer ou aller vers des syndicats autonomes». Le sénateur affirme que des «dizaines» de syndicalistes ont rejoint son initiative et une réunion se tiendra dans les tous prochains jours pour lancer officiellement ce mouvement de redressement.

Cela va-t-il inquiéter Sidi Saïd ? Secrétaire général de l’UGTA depuis 1997, lorsqu’il a succédé à Abdelhak Benhamouda, assassiné, celui-ci a déjà vécu des tentatives de redressements. La dernière en date est celle de 2014. Mais Sidi Saïd s’est toujours montré inamovible.
Elyas Nour

Mouvement de redressement à l’UGTA/Sidi Saïd sur la sellette ?
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