La wilaya d’Ouargla tend à devenir au fil du temps et des problèmes socio-économiques la championne nationale en matière de protestation.

Selon les chiffres des services de sécurité, celle-ci a connu, durant l’année 2017, pas moins de 316 actions de rue en rapport avec l’emploi, soit une moyenne de près d’une protesta par jour.

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Si la Direction nationale de la sureté nationale (DGSN) n’a pas rendue public les statistiques nationales, le contrôleur de police, Abdeslam EL-Eulmi, inspecteur régional du Sud Est a communiqué hier au quotidien arabophone «Echourouk», des chiffres relatifs aux actions de protestation dans les régions du Sud du pays.

D’après lui, il y a eu au total 1464 manifestations de rue durant l’année passée, soit en hausse de 117 actions par rapport à l’année d’avant (2016). Mais, ajoute-t-il, seuls 41 actions ont «portées atteintes à l’ordre public». L’officier de la police précise que le plus gros de ces manifestations concerne l’emploi avec 549 actions, suivi de l’éducation (296) et le logement (125).

Abdeslam EL-Eulmi affirme, par ailleurs, que paradoxalement la wilaya de Ghardaia, qui a pourtant vécu des troubles assez graves ces dernières années, a été plutôt «calme» en 2017. Une situation, signale-t-il, qui s’améliore de jour en jour.

Il faut rappeler que le mouvement des chômeurs a été très actif à Ouargla ces dernières années. Si la wilaya est riche, en raison des champs pétrolifères de Hassi Messaoud par exemple, les jeunes de la région souffrent d’un chômage endémique. C’est ce qui les pousse à sortir dans la rue à chaque fois.

Elyas Nour