L’intersyndicale, une coalition de 14 syndicats autonomes de différents secteurs, a appelée à une grève générale pour le 4 avril prochain avec l’organisation de plusieurs rassemblements régionaux.

Une action qui survient après le débrayage du 14 février dernier et qui a été jugé positif par les protestataires qui se sont réunis aujourd’hui au siège de l’UNPEF à Alger.

L’Intersyndicale compte, à cet effet, maintenir la pression sur le gouvernement jusqu’à satisfaction de ses revendications relatives, par exemple, à la suppression de la retraite anticipée et sans condition d’âge, le projet du code du travail et certains dispositions relatifs aux statuts de l’enseignant.

Les syndicats autonomes dénoncent également la dégradation du pouvoir d’achat et réclament la révision du régime indemnitaire et de la grille indiciaire des traitements des fonctionnaires.

Par ailleurs, les représentants des travailleurs qui étaient présents à la réunion d’aujourd’hui ont tenu à protester contre la radiation des enseignants grévistes du CNAPESTE, en grève depuis le 30 janvier dernier, et les ponctions opérés sur les salaires de ces derniers ainsi que sur ceux des médecins résidents en grève depuis le mois de décembre. En dernier lieu, l’Intersyndicale a tenu à relever «l’absence de dialogue» de la part du gouvernement.

Si, pour l’instant, cette coalition de syndicats opte pour des grèves d’un jour, il est fort à parier qu’elle se dirigera, dans l’avenir, vers un débrayage illimité, si jamais les choses n’évoluent pas «positivement».

Elyas Nour