Violences subies par des enseignants à l’école : les pires expériences racontées par des internautes !

Ceci n’est pas une étude mondiale ou officielle, seulement un sondage proposé sur les réseaux sociaux du journaliste Moncef Aït-Kaci, consistant à donner la parole aux internautes, dans le but de mettre en avant leurs diverses opinions et anecdotes !

J’ai demandé à mes abonnés, sur Facebook et Instagram, s’ils avaient des séquelles particulières, liées à des violences physiques ou verbales subies par leurs enseignants étant enfant. Je suis conscient de la pénibilité de l’exercice, car ce dernier nécessite un retour en enfance que certaines personnes préfèrent éviter. Je remercie d’ailleurs toutes celles et tous ceux qui ont pris le temps de répondre à cette question, dont l’objectif, je le souhaite, est avant tout de changer les choses, pour un avenir meilleur de nos enfants actuellement scolarisés.

Les réponses étaient bien précises : les internautes qui ont participé au sondage, ont raconté des histoires bouleversantes, reprochant à leurs enseignants d’avoir contribué, à un moment donné de leur vie, au développement d’un complexe, ou  de freins qui empêchent de prendre sa vie en main.

Heureusement, pour la plupart, ces expériences ont permis de se motiver pour atteindre ses objectifs.

Je vous propose de découvrir quelques anecdotes racontées parfois avec beaucoup de chagrin :

-Une internaute se confie en privé : « Ma prof disait que j’avais un retard mental. Aujourd’hui, je suis incapable de parler en public »

-K.S jubile : « Tu vas être un hitiste (décrivant la principale activité des jeunes chômeurs du Maghreb), aujourd’hui je suis major de promotion … »

-Autre anecdote pénible : « Ma prof de français est la cause de mon psoriasis »

-Puisque nous parlons de maladies, une des internautes revient sur son problème de santé à l’époque : « Ma prof de français au primaire m’appelait El Masfara, alors que j’avais une forte anémie »

C’était un problème de langue !

« J’ai été longtemps agressée par ma prof, car je parlais kabyle », raconte une internaute.

La religion, l’arme de ma prof …

« Je dois ma claustrophobie à ma prof de sciences islamiques, et ce pour la magnifique et traumatisante tirade qu’elle faisait à des gosses de 12 ans, au sujet de Âadab el qabr (le châtiment de la tombe). Merci beaucoup professeur »

Enfin, pour ne citer que ces histoires, puisqu’il y’en a eu d’autres, beaucoup plus tristes à apprendre, passons aux agressions typiquement physiques que certains d’entre vous ont vécues étant enfant, comme c’est le cas avec cet internaute longtemps traumatisé : « Étant à l’école primaire, mon enseignante m’a mis du poivron piquant sur les lèvres, et ça m’a traumatisé. J’ai dû changer d’école car j’avais eu trop peur d’y remettre les pieds. Heureusement, j’ai surmonté ça grâce à mes parents et je prépare actuellement mon doctorat ! »

Mina Lachter, actrice algérienne, a répondu à la question : « Oui, je n’aimais pas l’école ! Mon enseignante me frappait parce que je suis gauchère, elle m’interdisait d’écrire avec la main gauche (je suis gauchère), de peur que Satan entre en classe, et c’était la cause de mes mauvaises notes. Mais ce qui m’a le plus marquée, c’était l’interdiction totale de monter sur scène à l’occasion du 16 avril (Journée nationale du Savoir), pour le chant et le théâtre, car ma prof estimait que j’étais une mauvaise élève, et cela me poussait à détester l’école », raconte Mina. « J’espère qu’ils ont changé de méthode, sinon, comment les élèves peuvent-ils aimer l’école ? » s’interroge-t-elle. «  La pédagogie est un art », poursuit-elle.

Les bons profs, on ne les oublie pas !

Heureusement, et pour leur rendre hommage, nous avons tous été éduqués et pris en charge par d’excellents enseignants, qui menaient, ont mené, et continuent de mener à bien leur mission. Lisons ce commentaire :

« Je n’ai jamais été intimidé physiquement ou verbalement, bien au contraire, c’est grâce à pleins de mes enseignants que je suis ce que je suis aujourd’hui, et je les en remercie du fond du cœur »

J’espère vous avoir donné un aperçu de ce à quoi peut ressembler l’école algérienne, même si nous ne sommes pas là pour généraliser, et même si l’on dispose de nombreux établissements où les violences ne sont pas monnaie courante.

La question que l’on devrait tous se poser est la suivante : devrait-on se taire, et laisser nos enfants subir de telles brutalités ? La question reste posée …

Détails sur le sondage :

Sur 3111 spectateurs sur Instagram : 320 votes enregistrés pour OUI, 455 votes pour non, ce qui représente les statistiques suivantes : (41 % OUI, 59% NON)

Sur Facebook : 25 personnes ont répondu à la question !

 

 

Sondage/ Enfant, mon Prof me prédisait un avenir peu radieux !
3 (60%) 1 vote[s]