Le sénateur, Abdelouahab Benzaim, a indiqué, hier, sur sa page « facebook », que sa présentation devant la Commission de discipline du parti, ce mardi, à 10H, n’était qu’une « formalité » puisque la décision de l’ « exclure » des rangs du Front de libération national (FLN) « a déjà été prise ».

Ce dernier a tenu à affirmer que cette exclusion est « anti-statutaire », comme l’est, a-t-il ajouté, « la non-tenue de la réunion du comité central (CC) ».

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Bien évidemment, le sénateur vise, par ces propos, le premier responsable du FLN, Djamel Ould Abbes. Benzaim a lancé, à cet effet, un appel aux membres du CC afin de provoquer une réunion urgente. Eux seuls, a-t-il déclaré, auront la latitude soit de « cautionner », le secrétaire général du parti, ou le « démettre » de ses fonctions. Celui-ci va-t-il être entendu par les membres du comité ? Peu évident.

Les changements à la tête du FLN obéissent à des considérations et enjeux plus importants. Cette révolte de Benzaim aura peu de chances d’aboutir. Il faut rappeler que c’est suite aux déclarations du sénateur, appelant au limogeage de la ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghebrit, qui avait décidé de radié les enseignants grévistes du Cnapeste, que le secrétaire général du FLN a décidé de le faire passer devant la commission de discipline. Avant Benzaim, Baha Eddine Tliba, s’était vu obligé de faire face au « jugement » de ladite commission à cause de son projet de lancement d’un comité de soutien d’un 5emandat de Bouteflika. Le député d’Annaba a été épargné, puisqu’il avait présenté des excuses et s’était engagé à renoncer à son projet.

Elyas Nour