Répondant à une question posée par le député du parti des travailleurs (PT) Ramdane Tazibt concernant la liberté de manifester, le Premier ministre Ahméd Ouyahia a insisté sur le fait que toutes les manifestations sans autorisation préalable de la part des walis, que ce soit à Alger ou ailleurs, sont considérées comme illégales. À ce titre, il a défendu l’idée que les libertés garanties par la constitution ne sont pas absolues, car soumises à des dispositions réglementaires.

« Les droits et les libertés publiques ou privées sont consacré par la constitution, mais cela ne veut nullement dire qu’elles sont absolues », a soutenu M. Ouyahia, ajoutant que « c’est cette même constitution qui les a soumises à des dispositions réglementaires ».

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Le Premier ministre a donc réitéré l’interdiction des marches et autres mouvements de protestation indiquant que « si elles ne sont pas munies d’une autorisation, elles sont considérées comme illégales par les autorités et cela implique une intervention immédiate des forces de l’ordre afin de les empêcher ».

Selon M. Ouyahia, « les autorités fournissent un effort considérable afin de sauvegarder l’ordre et cela peut se manifester par des interventions pour empêcher ou disperser une manifestation illégale dans le but de protéger les biens et les personnes». Le Premier ministre a également rappelé que des salles publiques sont mises à la disposition des citoyens si ces derniers veulent protester citant, à ce propos, l’exemple du sit-in de soutien à la Palestine observé à la Coupole d’Alger le 16 décembre dernier.