L’ex-ministre du Tourisme Messaoud Benaggoun, plus connu sous le sobriquet de « ministre de deux heures » serait actuellement sous le coup d’une procédure judiciaire. Ce dernier aurait usé du chantage pour forcer l’Office national des œuvres universitaires (ONOU) à signer des contrats avec des entreprises qu’il possède.

Le tribunal administratif d’Alger ouvrira demain le dossier de Messaoud Benaggoun après le dépôt d’une par l’ONOU pour chantage, a rapporté Ennahar Online, citant des sources judiciaires.

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Selon la même source, cet éphémère ministre sous le gouvernement d’Abdelmadjid Tebboune, aurait menacé de déclencher une grève au sein de trois cités universitaires à l’Ouest de la capitale si l’ONOU refusait de signer des contrats avec des entreprises lui appartenant.

Tout à commencé avec le refus de trois directeurs de cités universitaires situées à Ouled Fayet, d’accorder un marché pour des entreprises spécialisées dans le domaine du nettoyage appartenant à Benaggoun.

Visiblement irrité par ce refus, il est allé voir le directeur de l’ONOU d’Alger Ouest réclamant les têtes de ceux qui ont refusé de lui octroyer ce marché. Le responsable a refusé d’accéder à sa requête et Benaggoun a usé de la menace en promettant de paralyser l’activité de ces trois cités universitaires.

Fort de son statut de Secrétaire général du mouvement national des étudiants algériens (MNEA), ce dernier a menacé de déclencher une grève demain dimanche 4 mars pour faire pression. Après avoir constitué un dossier, le directeur de l’ONOU d’Alger Ouest a introduit l’affaire en justice.