Le local de la FARD qui est une association de défense des droits de la femme a été mise sous scellés à Oran. Les autorités lui reprochent de pratiquer des activités illégalement parce que ne disposant pas d’agrément. Pourtant, cet organisme associatif milite sur le terrain depuis 1995.    

L’association Femmes Algériennes Revendiquant leurs Droits (FARD) pousse un cri de détresse. Elle lance un appel de solidarité en direction des citoyennes et citoyens et des organisations de la société civile afin de l’aider à sortir de cette mauvaise passe.

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Dans un communiqué publié hier mardi, elle a déploré le fait que les services de police aient procédé à la mise sous scellés de leur local sis au 13 ter BOUSSI DJILALI à Oran.

« Les services de police ont procédé à la mise sous scellés de notre local sis au 13 ter BOUSSI DJILALI (ex-rue Monge) – Miramar, à Oran et ce, sans préavis et en notre absence », précise-t-il.

L’association dénonce également « une mesure arbitraire motivée par l’absence d’agrément, sur décision de la Direction de la réglementation et des affaires générales (DRAG) de la wilaya d’Oran ».

Pourtant, la FARD « existe légalement depuis le 8 mars 1995. En janvier 2014, elle a déposé le dossier de mise en conformité à la loi 12 / 06 sur les associations », soulignant que « le récépissé portant numéro 0020 en date du 30 mars 2014 en est la preuve ». Pour l’association, le défaut d’octroi d’un agrément incombe surtout à l’administration.

Pour la FARD, la mesure prise à son encontre « constitue une VOIE DE FAITE, contre l’exercice d’une liberté fondamentale, à savoir la liberté d’association consacrée par la constitution et les engagements internationaux de l’Algérie ».

« Cet acte arbitraire contraint FARD à suspendre, provisoirement, ses activités dont celles prévues pour célébrer le 08 mars journée internationale des droits des femmes et ce jusqu’à ce que la justice rétablisse l’association dans ses droits ». « En conséquence, «Femmes Algériennes Revendiquant leurs Droits » –FARD fait appel à la solidarité des citoyennes et citoyens et des organisations de la société civile ».

La Rédaction