Le mouvement de protestation des travailleurs du secteur pétrolier à Hassi Messaoud s’est étendu, depuis quelques jours, à ceux de la division exploitation de la Sonatrach.

Selon le quotidien arabophone «Echourouk», près de 50% des employés de la base du 24 février, sise à Hassi Messaoud, ont entamé, il y a trois jours, une grève de la faim ponctuée par des rassemblements.

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Les grévistes ont avancés des revendications socioprofessionnelles liées essentiellement aux salaires et primes. Ceux-là réclament une augmentation de salaires, des primes de zones et d’ancienneté ainsi que l’avancement de l’âge de la retraite à 50 ans.

Les conditions difficiles de l’exercice de leurs emplois dans ces zones chaudes et reculées exigent, d’après les travailleurs, une amélioration salariale conséquente. D’où la nécessité, ajoute-t-on de même source, de publier dans les plus brefs délais la liste des métiers pénibles qui sont concernés par la retraite anticipée et sans condition d’âge.

A noter que des travailleurs de quelques autres entreprises, exerçants dans le même secteur et dans la même région, et dont certaines sont des filières de la Sonatrach, comme l’Entreprise nationale de forage (Enafor) et l’Entreprise nationale des travaux aux puis (ENTP), ont entamé un mouvement de protestation depuis quelques mois déjà.

Pour l’instant le débrayage n’a pas encore pris de l’ampleur en n’atteignant pas les pôles stratégiques, tel que la production pétrolière. Ce qui ne serait pas le cas dans proche avenir si jamais la direction de Sonatrach ne réagit pas.

Elyas Nour