Deux Tunisiens ont été arrêtés hier par les garde-côtes algériens, au large d'El Kala, pour pêche illicite du corail. Du matériel de plongés a bien évidemment été saisi. Ce n'est pas la première fois que des ressortissants de ce pays sont arrêtés par les services de sécurité algériens au niveau des côtes de cette région frontalière. Périodiquement, des tunisiens s'incrustent dans les eaux territoriales algériennes pour tenter de mettre la main sur ce précieux produit. Et quand ils sont arrêtés, ils affirment souvent qu'ils ne savaient pas qu'ils étaient en Algérie. Or, les deux personnes arrêtées, hier par exemple, étaient munis de GPS. Bien évidemment, beaucoup d'algériens sont également arrêtés pour les mêmes motifs dans cette même région. La pêche au corail est interdite en Algérie depuis 2001. Sa reprise a été annoncé à maintes reprises, mais en vain. En 2016, le ministère de la pêche avait même fixé de nouvelles règles pour règlementer le marché. Ce département avait indiqué que l'exploitation du corail allait reprendre en 2017. Jusqu'à maintenant, rien n'a été fait. Entre temps, ce "braconnage" menace sérieusement cette ressource. Dans la nouvelle loi, il est question d'un plafonnement à 3000 kilogrammes des quantités pêchés par an. Deux zones ont, par contre, été délimitées, à savoir El Kala, d'un côté, Skikda et Jijel de l'autre. 30 concessionnaires seront autorisés dans chacune des deux zones. Un site ne sera exploité que durant cinq ans avant d'être laissé en jachère pendant vingt ans. Par ailleurs, les quantités pêchées seront majoritairement (70%) cédées à l’AGENOR (Agence nationale de l’or). Les 30% restants seront vendus aux enchères sur le territoire national. L'exportation du corail demeurera interdite. Les éventuels exploitants attendent toujours la mise en œuvre de cette loi.

Elyas Nour

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