Des marchés dits de la "Rahma" seront ouverts à travers toutes les wilayas du pays, quatre jours avant le début du mois de Ramadhan, qui devra intervenir, cette année, d'ici deux semaines environs. C'est le ministre du Commerce, Said Djellab, qui l'a affirmé, aujourd'hui, sur les ondes de la chaine 1 de la radio nationale. S'exprimant sur les risques de hausse des prix des produits de large consommation, durant Ramadhan, le premier responsable du secteur s'est voulu rassurant en indiquant que la tendance est pour le maintien des prix actuels. Il a ajouté, par la suite, que l'ouverture de ces marchés, devenus faut-il le préciser une règle durant les ramadhans ces dernières années, va empêcher la hausse de ces prix. Le ministre n'a pas donné de détails concernant le nombre de ces points de vente se contentant d'indiquer qu'il y en aura au niveau de toutes les wilayas du pays. Un marché de la "Rahma" par wilaya, par exemple, va-t-il, suffire por freiner la tendance haussière des prix durant Ramadhan ? Pas évident. Il faut signaler que dans ces marchés, les entreprises qui y exposent leurs marchandises pratiquent généralement des prix inférieurs à ceux des commerçants habituels. Mais, c'est, à priori, loin d'être suffisant pour pouvoir influer sur les prix d'une manière générale. L'année passée, le Wali d'Alger, Abdelkader Zoukh, avait annoncé l'ouverture de 57 marchés de ce genre dans la capitale (un pour chaque commune). Finalement, moins d'une dizaine ont seulement été installés. Et dans certains cas, il avait une offre de produits très réduites avec quelques exposants seulement. A Alger, le plus gros des grossistes, fabricants et importateurs (ce sont ceux-là qui occupent ces marchés) s'orientent généralement vers le marché installé au siège de l'UGTA. Mais globalement, les revendeurs imposent leur loi durant Ramadhan.

Elyas Nour

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