Les professeurs en médecines s’apprêtent à entrer en grève. À partir de la fin du mois en cours, toutes les structures de santé publique risquent de connaitre une paralysie totale. La crise du secteur de la Santé entre donc dans sa phase critique, notamment avec le durcissement du mouvement des médecins résident.

Après les médecins résidents et les médecins spécialistes, c’est au tour des professeurs en médecine d’entrer en grève nationale illimitée à partir du 29 avril prochain.

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Interrogé par le quotidien Liberté, le professeur Kamel Haïl, représentant de ce mouvement, a indiqué qu’un « préavis de grève a été déposé, il y a une semaine ». Ce mouvement concernera dans un premier temps les activités des professeurs dans les universités avant de s’étendre aux hôpitaux.

Les revendications portées ont trait au système de rémunération de la retraite que le corps professoral met à l’index. Pour le Pr Haïl, « il était inadmissible que les hospitalo-universitaires continuent à toucher seulement 55% alors que les autres catégories touchent 80% de leur retraite ». En sus du dossier des retraites, ces médecins revendiquent également un glissement catégoriel incluant une reconsidération des salaires des maitres assistants et l’autorisation de  l’activité complémentaire.

Avec l’entrée en scène des professeurs en médecine, la crise que vit le secteur de la Santé depuis plus de cinq mois entre dans sa phase critique. Manœuvrant pour éviter l’apparition de ce qu’il qualifie de « déserts médicaux » et pour tenter de gérer un secteur o combien sensible sans pour autant en apporter les réponses adéquates, le gouvernement a fini par faire de ces hôpitaux, de véritables déserts.