L’Arrêté du 9 avril 2018 fixant le «cahier-type des servitudes applicables aux investissements situés dans le périmètre de la ville nouvelle de Hassi Messaoud» a été publié au journal officiel. Ce dernier assujettit les investisseurs à un code de conduite rigoureux.

Les opérateurs qui choisiront de s’installer dans cette nouvelle ville seront soumis à des mesures draconiennes, tant sur le plan sécuritaire qu’architectural. À titre d’exemple, «Il est strictement interdit à tout investisseur de véhiculer une intention, de mener une action ou de participer à un acte mettant en péril la sécurité, la sureté, la stabilité et le développement du pays ou en mesure de nuire aux relations avec les autres pays», stipule-t-on dans l’article 4 de ce cahier de charge.

De plus, «l’investisseur est dans l’obligation d’entretenir des relations courtoises et régulières avec l’établissement (établissement public à caractère industriel et commercial de la ville nouvelle de Hassi Messaoud NDLR), de manière à servir positivement son projet d’investissement et l’intérêt général de la ville nouvelle».

Sur un autre plan, «l’investisseur doit veiller également à la préservation des aménagements urbains et des paysages (plantation, entrée de lot, clôture) ; l’intégration des volumes au site ; la qualité architecturale des constructions ; la réalisation de parkings et aires de stockage à l’intérieur de sa parcelle et hors de vue ; l’élimination des risques importants de nuisance et de pollution». Il est clair que le ministère de l’Énergie, étant la tutelle de cette nouvelle ville, veut en faire une cité modèle où aucun écart ne sera toléré.

Il faut rappeler que la ville nouvelle de Hassi Messaoud a été créée suite à un décret signé en 2006. Elle s’étale sur une superficie de 4 483 hectares. Les travaux ont été lancés en 2012. La livraison d’un premier quartier avait été annoncée pour la fin de l’année en cours.

Elyas Nour

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