Abderrazak Makri, Movement of Society for Peace (MSP)'s general secretary, speaks during a press conference with the leader of the Algerian Front for Change (FC) party in Algiers on May 6, 2017, after the country's main Islamist coalition came third in this week's legislative elections. / AFP PHOTO / RYAD KRAMDI (Photo credit should read RYAD KRAMDI/AFP/Getty Images)

Le leader du MSP Abderazak Makri s’est offert le luxe de faire un parallèle avec les élections locales en Tunisie alors que le courant islamiste algérien s’est pris un véritable camouflé lors des dernières élections communales en Algérie. À en croire ce qu’il a écrit sur sa page Facebook, « les islamistes ne peuvent que gagner dans les élections dans le monde Arabo—musulman quand il n’y a pas de fraude ».

« Le résultat des élections locales en Tunisie est le résultat naturel qui peut découler d’un scrutin dans tous les pays arabes et musulmans, lorsque les élections ne sont pas truquées », soutient celui dont le parti n’a pu rafler que 49 APC lors des dernières élections locales.

En extrapolant très maladroitement, M. Makri défend l’idée selon laquelle « Le courant islamique et le courant nationaliste sont les seuls à même de refléter l’identité de la Nation ». Dans la conception algérienne de la politique, les partis dits « nationalistes » sont en général ceux qui gravitent autour du pouvoir politique.

En s’exprimant de la sorte, M. Mokri fait fi de l’expérience algérienne traduite par la tragédie nationale des années 1990. Après les années de sang, les Algériens n’ont plus le même rapport avec l’islam politique. on percoit la chose avec plus de méfiance, car les formations islamistes ne sont, enfin de compte, que des partis politiques qui se battent pour parvenir au pouvoir.

Le leader du MSP semble certain que le courant islamiste dominera la scène politique algérienne si les règles du jeu garantissaient la transparence. Ce n’est pas aussi sur !

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