L’Etat algérien va recourir aux laboratoires privés de contrôle de la qualité des marchandises. C’est ce qu’a affirmé aujourd’hui au Conseil de la Nation le ministre du Commerce, Said Djellab, qui répondait aux questions des sénateurs au sujet du projet de loi relatif à la protection du consommateur et de la répression des fraudes. Et pour cause ? Les 36 laboratoires étatiques existants ne suffisent pas pour couvrir les besoins en la matière. Il s’agit essentiellement du contrôle de la qualité du produit, de sa provenance et de sa composition. Comment faisait jusque-là alors le ministère du Commerce dans ce cas là pour effectuer ces opérations de contrôles ?  Certains intervenants dans le domaine du commerce extérieur n’ont cessé, ces dernières années, d’évoquer la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôles. Des marchandises à l’origine douteuse, et avariée quelques fois, ont pu même être «dédouanées». Said Djellab a tenu à signaler, à cet effet, que les laboratoires privés sur lesquels s’appuieront les directions du commerce doivent être impérativement accrédités par ALGERAC l’Organisme national d’accréditation. Il faut noter qu’il existe à travers le territoire national plus d’une centaine de laboratoires de contrôle. Pour la seule région d’Alger il y a 54 entités dans le genre dont moins d’une dizaine seulement sont étatiques. Le contrôle de la qualité des marchandises est un enjeu majeur dans le commerce extérieur. C’est un marché juteux aussi.

Elyas Nour