En tout, 138 certificats sanitaires ont été accordés par le ministère de l’Agriculture à des opérateurs nationaux privés pour l’importation de pas moins de 71 000 tonnes de viandes bovines durant le mois de Ramadhan.

C’est ce qu’a indiqué, aujourd’hui, le directeur des services vétérinaires auprès du ministère de l’Agriculture, Kadour Hachemi Karim, sur la chaine de télévision «Ennahar». Des quantités qui, d’après lui, vont permettre de satisfaire la demande, et, de facto, maintenir les prix à leur niveau actuel.

Selon ce même responsable, le pays consomme mensuellement entre 40 000 et 50 000 tonnes de viandes bovines, alors que la production nationale varie entre 15 000 et 25 000. D’où le recours à l’importation de ce produit. Les viandes bovines ne sont pas touchées par les mesures d’interdiction d’importation instaurées depuis le début de l’année.

Les importateurs algériens se fournissent, en général, depuis le Brésil, l’Inde, la France mais surtout l’Espagne, indique Kadour Hachemi Karim, qui affirme, par ailleurs, que tous les contrôles nécessaire, y compris sur site à l’étranger, sont effectués par les services du département de l’Agriculture. Comme à la veille de chaque Ramadhan, les autorités redoublent d’efforts pour qu’il n’y ait aucune pénurie pour ce qui est des produits de large consommation et pour freiner la hausse des prix. Mais malgré toutes les promesses, les prix connaissent toujours une envolée, notamment au début de ce mois.

Elyas Nour