Le Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) a apporté une réponse, point par point, à la déclaration faite avant-hier par le ministère de la Sante dans laquelle ce département affirme que toutes leurs revendications ont été prises en charge.

Ainsi au sujet du service civil, l’un des principaux points de discorde entre les deux parties, et tout en estimant que dans la réponse de la tutelle il y a «incontestablement» des «changements positifs», le Camra a estimé que «la durée du service civil est toujours de 4 ans, alors que la revendication initiale était l’abrogation de son caractère obligatoire».

Les représentants des médecins résidents rappellent qu’ils ont «même élaboré et proposé des solutions à même de maintenir un service civil tout en retirant l’obligation». «Est-il nécessaire de maintenir un service civil de 4 ans dans les CHU du nord, alors que sa vocation première est de lutter contre les déserts médicaux ?», s’est demandé le Camra. Pour ce qui est de la prime de ce service civil proposé par le ministère, le Collectif se pose la question pourquoi celle-ci est limité «aux seules wilayas du sud et des hauts plateaux, alors que les zones III et IV sont celles où les médecins résidents passe le plus de temps obligés d’exercer dans des structures hospitalières parfois avec aussi peu de moyens et d’infrastructures que celles du sud».

Pour quelques autres revendications, comme celles relatives au logement de fonction ou à la prise en charge sociale, le Camra signale qu’il n’y a rien de neuf par rapport à ce qui existe déjà. En tous cas, ce conflit n’est pas près de connaitre son épilogue. La situation s’est compliquée d’avantage depuis le 29 avril dernier avec l’entame du boycotte par les résidents des gardes. Plusieurs directeurs d’hôpitaux tentent de faire pression sur eux afin de les forcer à assurer cette mission. La charge s’est ainsi accentué sur les médecins spécialistes qui, de leur côté, pour ceux du CHU Mustapha du moins, ont avertis le responsable de l’hôpital des retombées de cette situation.

Elyas Nour