Malgré les efforts de ses responsables, la Sonatrach a vu ses exportations dégringoler lors des 3 premiers mois de l’année en cours. C’est ce qu’a dit un des cadres de l’entreprise lors d’une conférence de presse animée mercredi à Alger.

Cette baisse a été de 3% durant les 4 premiers mois de l’année en cours. Ce volume est passé de 28 millions de tonnes équivalent pétrole (mtep) au 1er trimestre 2017 à 27,2 mtep au 1er trimestre 2018, a indiqué Farid Ghezali, le Directeur exécutif stratégie,  planification et économie auprès de Sonatrach.

Ce léger recul s’explique essentiellement par l’introduction de l’opération de processing à l’international qui consiste pour Sonatrach à   louer les équipements d’un raffineur dans un autre pays pour procéder aux opérations de raffinage, permettant à la compagnie nationale à récupérer les carburants obtenus à un prix moins cher.

Concernant le chiffre d’affaires à l’exportation des hydrocarbures, le   même responsable a fait savoir qu’il s’était établi à 9,8 milliards de   dollars au 1er trimestre 2018 contre 8,4 milliards de dollars durant la   même période de 2017, soit une hausse de 17%.

Par contre, Sonatrach ambitionne de réduire les importations de carburants avec l’ouverture de nouvelles raffineries. Les capacités de production des carburants seront augmentées à la faveur de l’extension et du réaménagement de la raffinerie de Baraki  (Alger) qui devrait entrer en service en octobre 2018 et de la réalisation   de deux nouvelles raffineries à Hassi Messaoud (Ouargla) et à Tiaret   lesquelles entreront en service en 2021, a indiqué le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould-Keddour.