Les autorités israéliennes ont indiqué avoir donné un délai de deux semaines au directeur local de Human Rights Watch (HRW) pour quitter le pays, l’accusant de « soutenir le boycott d’Israël », ce que l’ONG a démenti.

« Suite aux recommandations du ministère israélien  des Affaires stratégiques, contenant des informations selon lesquelles le représentant de HRW Omar Shakir est depuis des années un militant du BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions), soutenant le boycott d’Israël de manière active, le ministère a décidé de mettre fin à son permis de résidence », indique un communiqué du ministère israélien de l’Intérieur .

Le BDS,  (Boycott, désinvestissement et sanctions), l’une des bêtes noires des autorités israéliennes, est une campagne globale de boycott économique, culturel ou scientifique d’Israël destinée à obtenir la fin de l’occupation et de la colonisation des Territoires palestiniens. Le gouvernement israélien combat farouchement tout ce qui ressemble à une entreprise de boycott. Omar Shakir a 14 jours pour quitter le pays, selon ce communiqué.

L’ONG de défense des droits de l’Homme en Israël et dans les Territoires palestiniens a démenti que son directeur ait soutenu le BDS, et a affirmé vouloir saisir la justice israélienne. « Ce n’est pas de Shakir qu’il s’agit, mais bien de museler HRW afin de faire taire les critiques contre les violations des droits de l’Homme en Israël », a déclaré HRW dans un communiqué. « Ni HRW ni M. Shakir n’ont soutenu le boycott d’Israël comme nous l’avons certifié dans une lettre au ministère de l’Intérieur », affirme l’ONG.

Rédaction AF