L’acquisition de la raffinerie d’Augusta, auprès d'Esso Italiana, filiale appartenant à 100% à la compagnie américaine ExxonMobil, suscite des interrogations et des craintes en Italie. Les médias italiens ont scruté cette transaction à la loupe mettant en avant quelques anomalies.

Le premier à avoir titré dessus est le quotidien sicilien MeridioNews, ayant repris les propos du maire de la ville d’Augusta, M. Cettina Di Pietro, qui a souligné  une «certaine hâte dans la conclusion de cet accord».

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De son côté, le «Il Sole 24 Ore», le journal de la Confédération générale de l'industrie italienne (Confindustria), a exprimé sa réticence des syndicats des travailleurs de la raffinerie à «cautionner» la transaction. Ces derniers indiquent qu’ils n’ont pas été consultés ou associés à la vente. une vente qui s'est déroulée dans le secret le plus total", soulignent-ils"

Les médias italiens se sont également posé des questions sur l’intérêt de la compagnie algérienne de racheter cette raffinerie dans un marché «saturé» et un «environnement politique hostile». Selon eux, le géant américain ExxonMobil est en train de liquider tous ses investissements en Italie y compris ses stations de service et que cette transaction est une aubaine pour lui.

La Sonatrach qui se targuait d’avoir fait le coup du siècle semble avoir été lésée, puisqu’en Italie, en s’attend à ce que le groupe algérien investisse pour assainir cette raffinerie et la rendre plus propre. Un investissement dont les couts estimés dépassent allégrement les 600 millions de dollars US.

       Mercredi dernier la Sonatrach avait annoncé la signature d’un accord avec Esso Italiana pour «l’achat de la raffinerie d’Augusta (Sicile) et de trois terminaux pétroliers situés à Augusta, Naples et Palerme ainsi que de leurs systèmes d’oléoducs associés».

Le PDG de la compagnie nationale, Abdelmoumen Ould Kaddour, avait indiqué deux jours plus tard que le cout de la transaction ne dépasserait pas le milliard de dollars.

Elyas Nour