Les concessionnaires ayant des usines de montage devront, dès le mois de septembre prochain, s’acquitter d’une TVA (taxe sur la valeur ajoutée) de 9% pour l’importation des kits CKD et SKD. Cette mesure a été inscrite par le gouvernement dans le projet de la loi de finances complémentaire pour l’année 2018 qui devra être adopté par le Conseil des ministres la semaine prochaine. Les propriétaires de ces usines s’offriront-ils le luxe d’augmenter les prix alors que la compagne de boycott leur a causé des pertes considérables ?

L’article 8 du PLFC-2018 stipule que les collections dites CKD et SKD, destinées aux industries de montage de véhicules, sont soumises à une TVA de 9%. Dans son exposé des motifs, le gouvernement a estimé que «les objectifs tracés par les pouvoirs publics, en faveur des industries de montage automobiles, ayant été atteints, leurs efforts en terme d’incitations fiscales seront orientés vers d’autres industries de montage qui ont encore besoin des aides publiques sous toutes leurs formes».

Si cette mesure reste comme telle, elle entrera en application dès le mois de septembre prochain. Les spéculateurs commencent dors et déjà à évoquer une hausse des prix, mais la compagne de boycott « Khaliha Tsadi » a prouvé son efficacité ce qui met les concessionnaires dans situation délicate d’autant plus qu’une hausse va certainement renforcer cette compagne qui a fait trembler ces usines de montage.

Les chaines de montage installées récemment pâtissent d’une réputation qui n’est pas des plus reluisantes. Et le scandale révélé au grand jour par l’enquête du ministère de l’Industrie, il y a quelques jours les accable encore plus. Dans son enquête, le département de Youcef Yousfi  avait révélé que les concessionnaires répercutaient la TVA sur les prix alors qu’ils en étaient exonérés.  

Les usines de montage automobiles soumises à la TVA / Les concessionnaires augmenteront-ils les prix ?
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