La Tunisie vit actuellement une grave crise politique à telle enseigne qu’au sommet de l’Etat on se tire, littéralement, dans les pieds au sein du parti au pouvoir. L’un des symptômes de cette de crise, le conflit qui oppose le chef du gouvernement Youssef Chahed au fils du président de la république tunisienne Béji Caïd Essebsi.

Dans une déclaration récente, le chef du gouvernement, tunisien Youssef Chahed, a accusé le directeur exécutif de Nidaa Tounes, soit le fils du raïs Hafedh Caïd Essebsi d’avoir détruit le parti et fait le vide autour de lui.

« Les dirigeants actuels de Nidaa Tounes, à leur tête Hafedh Caïd Essebsi, et ceux qui l’entourent ont détruit le parti, et ont incité un grand nombre de militants sincères et de compétences à le quitter », a-t-il accusé, avant d’appeler à un processus de reforme profonde de cette formation politique.

« Nidaa ne ressemble plus au parti que j’ai rejoint en 2013, et auquel un grand nombre de Tunisiens ont cru », a-t-il dit, signalant que ses dirigeants « l’ont conduit d’une défaite électorale à une autre.

Pis encore, le chef de l’exécutif tunisien accuse le fils du président d’entraver « l’unification de la famille nationale démocratique ». il lui reproche également d’un certain totalitarisme au sein de la formation dans la mesure où les décision ne sont pas prise par le voie de la consultation.

Le chef du gouvernement tunisien affirme que la crise au sein du parti s’étend aux institutions de l’Etat, et constitue désormais un danger pour elles. « Le sujet de Nidaa n’est pas purement partisan, mais est un sujet national par excellence, car la faiblesse de Nidaa est une menace pour l’équilibre politique et le processus démocratique », a-t-il prévenu.