Invité de la chaîne de télévision El-Djazaïria One, l’ancien ministre islamiste Aboudjerra Soltani, a passé un sale quart d’heure. Placé en face de deux grandes figures de la scène artistique locale, l’homme politique qui nourrit souvent des ambivalences entre ses « dons » d’imam et d’homme politique, a été mal à l’aise. Ainsi, interrogé s’il était prêt à voter pour l’ancien président du MSP lors de la présidentielle prochaine, le chanteur Baaziz,plus rebelle que jamais malgré l’âge, a répondu, sans hésitations : « Je suis désolé, chikh, mais je ne vous donnerai jamais ma voix ». Devant un Soltani ébahi, le chanteur poursuit : « Vous savez, votre projet de société est très loin d’être le rêve que je caresse pour mon pays, l’Algérie ». Soltani n’a trouvé de réponse que de remercier son contradicteur pour « la franchise ».

De son coté, l’actrice Salima Abada, également présente, a eu une réponse plus cinglante encore. « Cela fait deux ans que je ne m’intéresse pas à la politique. Mais plus clairement, vous avez votre religion, moi, j’ai la mienne (lakoum dinoukoum wa layya dini) », a-t-elle répondu.

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Des réponses qui ont fait dire, plus tard, au « cheikh » qu’il respecte les « communistes et laïcs » « sincères » et que « ce n’est pas la croyance ou l’habit » qui est « important » mais dans ce qu’il « fait ».

Akli O.