L’Algérie fait partie des dix pires pays au monde pour les travailleuses et les travailleurs. Le constat de la Confédération syndicale internationale (CSI) est sans appel : Les autorités algériennes sont coupables de «répression, d’arrestations collectives, licenciements massifs et suppression de toutes les manifestations».

En tout cas, c’est ce qui apparait dans l’«indice CSI des droits des travailleurs dans le monde en 2018». Ainsi, «les dix pires pays pour les travailleuses et les travailleurs sont l’Algérie, l’Arabie saoudite, le Bangladesh, le Cambodge, la Colombie, l’Égypte, le Guatemala, le Kazakhstan, les Philippines et la Turquie».

La Confédération rappelle qu’en 2018, «les autorités persistent à ne pas reconnaitre la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA)» et que «le Syndicat autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz (SNATEG), l’une des organisations affiliées à la CGATA, est toujours victime d’une « incessante persécution gouvernementale».

Rappelons que la CGATA, que préside Rachid Malaoui, ancien président du SNAPAP, est affilié au CSI depuis 2014. Les syndicats membres du CGATA sont l’une des ailes du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), le Syndicat des enseignants du supérieur solidaires (SESS), le Syndicat national des travailleurs de l’électricité et du gaz (SNATEG), le Syndicat national des postiers (SNAP) et le Syndicat autonome algérien des travailleurs de transport (SAATT).

Le gouvernement algérien a été fortement critiqué, il y a quelques jours, lors de la 107e conférence internationale du Travail (CIT). L’Algérie a officiellement refusé l’envoi d’une commission de haut niveau pour s’enquérir de la situation du droit syndical.

Elyas Nour

Classement / L’Algérie parmi les dix pires pays au monde pour les travailleuses et les travailleurs
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