FLN / Les membres exclus du Bureau politique s’en remettent à Bedoui

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Huit des douze membres du Bureau politique (BP) du Front de libération national (FLN), écartés par le secrétaire général du parti, Djamel Ould Abbes, jugeant que cette décision est «illégale», ont demandé au ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Nourredine Bedoui d’intervenir «afin de faire respecter la réglementation en vigueur».

Dans un communiqué rendu public hier, les huit signataires, dont Mohamed Alioui, Rachid Assas, Abdelatif Boudiaf, Abou El Fadl Baadji et Salima Athmani, ont considéré que «la décision qui a été prise par le secrétaire général du parti constitue un grave précédent dans l’histoire du parti. Ils ont également qualifié cette décision d’atteinte flagrante et une confiscation des prérogatives du comité central (CC) qui est la plus haute instance entre deux congrès».

Les protestataires estiment qu’ils sont toujours membres «légitimes» du BP. Ces derniers se référent à l’article 42 des statuts du parti qui stipule que «le bureau politique est composé de 16 à 19 membres approuvés par le comité central sur proposition du secrétaire général du parti».

À en croire leurs propos, tout changement dans la composante du Bureau politique doit passer par le comité central, ce qui apparemment n’a pas été fait. Ould Abbes juge de son côté, qu’il a la prérogative de «remanier» le BP pour peu qu’il soumette la nouvelle composante aux membres du CC lors de sa prochaine session. En tous cas, le FLN donne l’impression d’être livré à l’anarchie à moins d’une année de la prochaine présidentielle.

Elyas Nour