Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales veut clore définitivement le dossier des gardes communaux. Le département que dirige Nourredine Bedoui s’apprête, en collaboration avec le ministère du Travail, à accorder la retraite proportionnelle à pas moins de 80 000 gardes communaux.

Le gouvernement veut apparemment régler ce problème avant l’entrée en vigueur le 1er janvier 2019 de la loi 16-15 du 31 décembre 2016 modifiant et complétant la loi 83-12 relative à la retraite. Cette loi, adoptée en 2017, avait prévu une période transitoire de deux années durant laquelle les employés proches de l’âge de la retraite pouvaient bénéficier de la retraite proportionnelle.

C’est dans ce cadre-là que le ministère veut régler le problème des gardes communaux. Il faut rappeler que ce corps, qui se chargeait de la sécurité des communes, avait été fondé en 1994 en pleine guerre contre le terrorisme.

La garde communale a été officiellement dissoute en 2012. Mais beaucoup de ses éléments sont toujours en activité, notamment ceux qui ne pouvaient pas bénéficier en 2012 de la retraite anticipée (conditions d’âge et d’années de travail cumulées).

Par ailleurs, la coordination des gardes communaux, qui a multiplié les réunions avec des représentants du ministère de l’Intérieur, a annoncé que pas moins de 45 000 éléments ont bénéficié, l’année passée, d’un logement social. Comme pour dire que la tutelle est disposée à régler les différents problèmes socio-économiques de ce corps de sécurité.

Elyas Nour

Gardes communaux / La retraite proportionnelle effective dès le juillet
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