Le classement de ce site historique, témoin des « enfûmades de la Dahra », permettra sa réhabilitation et la conservation des effets et des ossements de la population ayant péri dans ce massacre commis par le colonisateur français dans le cadre de la politique de la terre brûlée, a-t-on souligné. 

Cette grotte historique remontant à des millions d’années, située dans la région de Frachih aux monts de la Dahra, dans la commune de Nekmaria à l’est de la wilaya de Mostaganem, se trouve dans un mauvais état à cause des facteurs naturels et humains, dont sa proximité de l’oued Zrifa et l’humidité provoquant des fissures dans ses parois et la chute des roches, a-t-il déploré.

Selon des sources historiques, la tribu de Ouled Riah, pourchassé le 17 juin 1845 par le colonel français Pélissier à la tête d’un contingent militaire composé de 4.000 soldats pour avoir soutenu l’insurrection de Cherif Boumaaza (1845-1847), s’est retranchée dans une grotte proche de l’oued Zrifa et entretint une résistance avec des moyens traditionnels modestes.

Devant le refus de se rendre, la population fut encerclée, l’entrée de la grotte fut bourrée de bois et de bottes de foin qui furent incendiés pour une durée de18 heures pour asphyxier ceux qui s’y trouvaient à l’intérieur.

En commémoration de ce massacre, les autorités de la wilaya de Mostaganem ont réalisé, durant les dernières années sur les lieux, une fresque immortalisant cet évènement et aménagé un chemin menant à la grotte sur une distance de 5 kilomètres et des escaliers menant vers l’oued, en plus de la  création d’un musée sur ce site.

Rédaction AF

Histoire / La « grotte de Frachih » inscrite dans la liste des biens culturels
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