Le blogueur Merzoug Touati, condamné en appel le 21 juin dernier à 7 ans de prison pour «espionnage avec des agents étrangers dans l’objectif de porter atteinte à la position diplomatique de l’Algérie», est un «prisonnier d’opinion», selon l’un de ses avocats Me Mokrane Ait Larbi.

Le célèbre à un document e la chambre d’accusation qui stipule dans sa page 10 que « l’intéressé commencé, ces derniers temps, à critiquer le système algérien».

«En réalité, Merzoug Touati a médiatisé les événements de Ghardaïa et ceux de Béjaïa et a demandé aux citoyens de protester contre la Loi de finances qui a fait l’objet de critiques au niveau du Parlement et de la société », indique l’avocat et militant des droits de l’homme, avant d’affirmer que le blogueur «n’a jamais usé de violence ni préconisé son usage».

C’est pour cela d’ailleurs, ajoute-t-il, qu’ «il a été acquitté du chef d’inculpation d’attentat dont le but a été d’inciter les citoyens et habitants à s’armer contre l’autorité de l’État (Article 77 du Code pénal) ». « On peut affirmer que Touati Marzoug est un détenu d’opinion, conformément aux statuts d’Amnesty International. J’appelle les militants des droits de l’Homme à manifester leur solidarité avec le prisonnier Touati Marzoug, les ONG pour exiger sa libération, et Amnesty International pour l’adopter comme prisonnier d’opinion et demander sa libération sans condition », a lancé Mokrane Aït Larbi.

Il faut rappeler que le jeune blogueur de 30 ans, diplômé en économie et exerçant comme ouvrier en bâtiment a été condamné dans un premier temps à 10 ans de prison ferme. Sa peine a été réduite à 7 ans en appel. Il lui est reproché entre autres la publication d’un entretien réalisé avec un diplomate israélien.

Elyas Nour

Affaire Merzoug Touati / Mokrane Ait Larbi appelle à la solidarité pour libérer un « prisonnier d’opinion » 
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