Des centaines de “candidats libres” aux examens du baccalauréat 2018, estimant qu’ils ont été “lésés” par les correcteurs, se sont rassemblées hier devant les directions de l’éducation ou des offices des examens au niveau de quelques wilayas du pays pour dénoncer les notes qui leurs ont été octroyés. C’était le cas notamment à Alger au niveau de l’Office national des examens et concours (ONEC). Si la majorité d’entre eux se comptent parmi les recalés, il y avait aussi des “gagnants” qui ont jugés que leurs notes ne reflétaient pas le travail effectué. Ces “contestataires”, pour qui les correcteurs ne les ont pas mis sur le même pied d’égalité avec les candidats scolarisés, réclament une deuxième correction. Il est utile de signaler que les candidats libres au baccalauréat 2018 ont représentaient près de 40% des 709.448 postulants. Un taux jamais égalé auparavant. “Pour l’instant, les candidats libres passent le bac autant de fois qu’ils veulent, mais dans le cadre de la réorganisation des examens une proposition sera faite de manière à donner la possibilité à ces candidats de ne passer le bac que deux fois et de jouer sur le taux d’inscription à partir de la 3e tentative pour les candidats libres”, avait déclaré la ministre de l’Education Nationale, Noria Benghebrit, en juin dernier. Ceci sachant que le taux d’absentéisme de cette catégorie de candidats est “extrêmement important se situant entre 30 et 35%”, a-t-elle ajouté. Une déclaration qui a poussé, apparemment, ces candidats à penser que les correcteurs les ont “sciemment” lésés.

Elyas Nour