es jeunes de Djelfa n'ont cessé d'exprimer ces deux derniers jours leur mécontentement face à l'"attitude" des officiels qui ont brillé par leurs absences à l'enterrement, avant-hier au cimetière familial à Z'mila, près d'Ain Maabed, à Djelfa, du Colonel Ahmed Benchérif, décédé samedi dernier à Paris, en France. Certains d'entre eux ont évoqué une forme de "mépris" envers un homme "qui a tant donné à l'Algérie". "On sait bien que c'est la période des vacances, mais est ce que tous les ministres sont en vacances à l'étranger", s'est demandé l'un d'eux. Un autre s'est interrogé sur le fait que la présidence de la République n'a pas dépêché sur place, un représentant qui puisse lire l'oraison funèbre, comme ça se fait habituellement lorsqu'il s'agit de l'enterrement d'un moudjahid ayant occupé de hautes fonctions de l'Etat après l'indépendance, ceci alors que le Chef de l'Etat, Abdelaziz Bouteflika, avait adressé dimanche un message à la famille du défunt. Le lien avec les précédentes déclarations de Benchérif à l'endroit du "clan" présidentiel est vite fait. En 2014, l'ancien membre du Conseil de la révolution et premier commandant en chef de la Gendarmerie nationale après l'indépendance avait affirmé que Bouteflika était "inconscient". " L’Algérie est devenue otage d’une mafia politico-économique sous la direction de Saïd Bouteflika", avait-il lancé lors d'une conférence de presse qu'il a tenue au siège de la permanence d'Ali Benflis. En tous cas, l'absence des officiels à l'enterrement de Benchérif a été remarquée à Djelfa. Et ses habitants n'ont pas appréciés cette attitude.

Elyas Nour

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