M. Chouaib Alim, président de l'USM Blida, club relégué en Ligue 2 à l'issu de la précédente saison, est en prison depuis la fin de la semaine dernière. Agé de 29 ans, le plus jeune dirigeant d'un club algérien devra purger une peine de trois ans pour avoir émis un chèque sans provision. C'est en février dernier, que le tribunal de Blida avait prononcé cette sentence sans la présence du mis en cause. Ce dernier avait alors aussitôt déposé un recours. L'affaire a commencé lorsqu'en 2017 un certain Aissani Abdelhak avait déposé une plainte contre Alim à propos d’un chèque d'une valeur de 1,6 milliard de centimes. Celui-ci lui a vendu, selon le compte rendu du premier verdict, deux véhicules. Il devait encaisser son chèque quelques jours plus tard. Mais le compte du dirigeant de l'USMB n'était pas alimenté. C'est par la suite que le vendeur a décidé de se plaindre à la justice. Après avoir déposé un recours, le Tribunal de Blida a accordé à Alim un délai pour régler son dû. Il devait également payer deux millions de dinars (200 millions de centimes) supplémentaires en tant que dédommagement. Ce qui n'avait pas été fait finalement. Les autorités judiciaires ont décidés alors de faire appliquer la sentence. Ce n'est pas la première fois qu'un président de club se retrouve devant les tribunaux pour une affaire d'argent. En novembre 2017, le président de l’ES Sétif, Hacèn Hammar, avait été condamné à cinq ans de prison ferme dans une affaire de détournement des fonds de la coopérative immobilière "Oum El Hayet". Celui-ci a également contesté la décision. Il est toujours en liberté et à la tête du club sétifien.

Elyas Nour

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