Plusieurs jeunes, essentiellement ceux exerçant des activités illicites sur les plages, des « loueurs de parasols » et des « parkingueurs », ont fermé, hier pendant presque toute la matinée, la route nationale numéro 43, au niveau de la plage « le Grand Phare », à Jijel, entravant la circulation entre le chef-lieu de la wilaya et les communes côtières de l’Est, Aouana et Ziama Mansouria.

Il aura fallu une intervention « énergique » des brigades de la Gendarmerie nationale pour que ce tronçon soit rouvert. Les « émeutiers » n’avaient pas accepté la décision prise par la wilaya d’assurer la gratuité de l’accès à cette plage, comme le stipule la règlementation.

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La veille, les services de sécurité avaient procédé à la saisie des parasols et autres équipements de plages que ces jeunes « proposaient » sur place aux estivants. Les « parkingueurs » avaient également été « sommés » de quitter les lieux. Ceux-là ont pris alors dès le lendemain la décision d’organiser une « manifestation ». La route nationale numéro 43 avait alors été coupée à l’aide de pneus incendiés. Des affrontements ont eu lieu avec les gendarmes. Plusieurs arrestations ont été enregistrées.

Les estivants font face à cette mafia des plages chaque année. Des jeunes imposent leur dictat et les rares personnes qui ont exprimé leur ras-le-bol l’ont fait au péril de leur vie. Au mois de juin dernier, un père de famille ayant refusé de se soumettre à ce diktat, avait été assassiné sur une plage à Bousfer, à Oran. Quelques jours plus tard, un autre a subi le même sort, à Skikda, des mains d’un parkingueur. Les autorités locales trouvent d’énormes difficultés à rétablir l’ordre.

Elyas Nour