Quelques dizaines de marocains se sont rassemblés, hier, au niveau du poste frontalier de Zouj Bghal à Oujda (Maroc), adjacent au poste Akid Lotfi, à Tlemcen, pour réclamer la rouvertue des frontières entre les deux pays fermées depuis 1994. L'appel lancé sur les réseaux sociaux pour organiser cette manifestation ciblait aussi les algériens habitant la région frontalière sans apparemment trouver d'écho, puisque seuls quelques personnes (moins d'une dizaine), dont des militants de la société civile tels que Hamoudi Faleh, un membre du bureau de Tlemcen de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme, se sont dirigés vers le poste Akid Lotfi, pour un sit-in symbolique. Le défenseur des droits de l'homme a indiqué sur place qu'il s'était présenté à ce rendez-vous afin de demander aux autorités de se pencher, pour des raisons humanitaires, sur les doléances de certaines familles, qui ont des proches de l'autre côté de la frontière, qui sont dans l'incapacité, financière ou autres, de faire le voyage entre les deux pays par voie aérienne. Les manifestants étaient donc plus nombreux du côté marocain. Plusieurs vidéos de cette action ont circulées dans les médias du royaume chérifien. La frontière terrestre entre les deux pays est fermée depuis 1994. Après un attentat commis le 24 août de cette année dans un hôtel à Marrakech, par un français d'origine algérienne, selon les services de sécurité marocains, le Maroc a décidé d'instaurer le visa pour les algériens. L'Algérie a riposté en fermant carrément la frontière. En 2004, le Maroc lève l'obligation de visa pour les algériens. Mais Alger s'en tient toujours à sa position initiale.

Elyas Nour

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