C'est devenu récurrent. A l'occasion de chaque Hadj, une polémique éclate au sujet de la composante de la mission algérienne, chargé de l'organisation du pèlerinage pour les algériens avant et durant le séjour. Selon le quotidien arabophone "Ennahar", la liste du quota de l'Office nationale du Hadj et de la Omra (ONHO) et du ministère des Affaires Religieuses, est composé entre autre de personnes étrangères à ces deux entités et n'ayant rien à voir avec le secteur. Il est question, par exemple, de l'ancien chef de cabinet du ministère relevé de ses fonctions en 2015. Celui-ci s'est déplacé en Arabie saoudite, en tant que membre de la mission, représentant l'ONHO. La même source fait d'ailleurs référence, avec numéro et date, d'un ordre de mission signé par le directeur de l'Office du hadj. Il y a également un responsable d'un site Internet, qui a l'habitude de collaborer avec le ministère, et de six de ses employés, qui effectuent le Hadj, en tant que membres de la mission, pour la deuxième année de suite. En tous cas, l'affaire à soulever l'ire de bons nombres d'imams qui ont vu leurs noms rayés de la liste des membres de la mission à la dernière minute. Le ministère des Affaires Religieuses promet une enquête.

Elyas Nour

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