Après Farid Bedjaoui, le média libanais Daraj qui publie des enquêtes sur la deuxième vague des documents des Panama Papers s’est intéressé au cas du groupe industriel Benhamadi, propriétaire de la marque Condor. Le groupe en question est accusé de manipuler les taux de change dans ses transactions à l’international afin d'empocher les dividendes au nez et à la barbe du fisc algérien.

Le groupe industriel Benhamadi, dont fait partie le constructeur d’appareils électroniques Condor, a été accusé de manipuler les taux de change pour engranger la somme de 11 millions de dollars par an.

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Il s’agit, cette fois aussi, d’une société-écran dont le DG du groupe M. Omar Benhamadi serait le seul bénéficiaire. La société en question est enregistrée à Hong Kong et aux îles Samoa sous le nom de Hi-Tech Machinery International Co. Ltd. Cette dernière effectue annuellement des transactions estimées à 45 millions de dollars.  Les enquêteurs ont pu découvrir un montage financier permettant à Omar Benhamadi, de dégager ces dividendes grâce à la manipulation des taux de change.

C’est en 2012 que le fameux cabinet Mosack Fonseca, avait fait ce montage financier. Ce dernier s'est assuré qu’on ne puisse pas faire le lien entre les importations nécessaires aux activités du groupe Condor et la société offshore basée à l’étranger. Le média libanais explique que ce montage financier lui a permis d’engranger des sommes importantes sans éveiller les soupçons du fisc algérien.